Quand il est question de  “composter en ville”, souvent, deux idées reçues refont surface. Certains s’imaginent un tas de déchets en train de fermenter au fond du jardin en train de dégager une odeur nauséabonde. D’autres se disent que c’est réservé à la vie à la campagne et ceux qui se connaissent pas l’existence de ce « compost ».

Pourtant, composter, même en ville,  est simple, naturel, utile et, surtout, accessible à tous. Suivez le guide…

Qu’est-ce que le compostage ?

Pour faire simple, composter c’est fabriquer de l’humus : cet espèce de terreau fertile.

C’est un phénomène tout à fait naturel qui entre dans le cycle matière organique : imaginez des feuilles mortes qui tombent à l’automne, se décomposent pour rejoindre le sol puis serviront d’engrais aux plantes avoisinantes qui referont des feuilles et grandiront. La boucle est bouclée. C’est un peu le cycle de la vie ce cycle de la matière organique.

Cette étape de décomposition est prise en charge par des micro-organismes décomposeurs comme des bactéries et champignons mais aussi par des vers de terre forts utiles.

Pourquoi composter, même en ville ?

Selon un institut belge, en moyenne, chaque année, une personne jette prêt de 71 kg de déchets organiques. Partant de ce constat, voici les avantages du compostage :

Zéro Déchet : au lieu de jeter nos déchets organiques, transformons-les en engrais pour les plantes. Rappelez-vous la maxime de Lavoisier , “rien ne se perd, tout se transforme”.

Écologique : habituellement, nos poubelles d’ordures ménagères sont incinérées, ce qui augmente notre part d’émissions de CO². En ne jettant plus nos déchets dans ces même poubelles, nous réduirons notre emprunte carbone.

Economies personnelles : dans de nombreuses communes, la taxe d’ordure ménager est calculée sur le poids et le volume de nos poubelles. Si vous ne chargez plus ces dernières de vos déchets organiques, elles s’en retrouverons plus légères et à vous les économies. De même, votre compost nourrira gratuitement vos plantes tout aussi bien, voir mieux, que le terreau que vous achèterez dans le commerce.

Economie collective : en réduisant, ensemble, le poids et le volume de nos poubelles, nous réduirons le coût de gestion de nos déchets (transport, mise en décharge, recours à l’incinération…), ce qui devrait créer une économie collective non négligeable.

Permaculture : le compost favorise la vie du sol, autant profiter de ses bienfaits. A vous  ce terreau fertile pour vos plantations en terre mais aussi en pot. Pas de gâchis !

Comment composter dans son appartement ?

Vous en serez plus d’ici mi-mars 2020 et la sortie de cet article fera également l’objet d’un jeu concours. Les personnes inscrites à ma newsletter gratuite seront les premières informées.

Quels déchets mettre dans le composteur ?

2 types de déchets vont dans votre composteur (avec quelques variantes pour les lombrics qui sont végétariens et ont des dents trop petites pour s’attaquer au bois). L’une des fiches ludiques de la créatrice EllimacPinson illustre très bien les ingrédients autorisés dans votre compost. Pour résumer, votre compost devrait être composé de :

  • 2/3 de déchets dits “azotés” : matières vertes, humides qui vont se décomposer rapidement : herbe coupée, feuilles vertes, épluchures de légumes ; restes de repas (riz, pâtes, pain), marc de café, feuilles de thé…
  •  1/3 de déchets dits “carbonés” : matières plus sèches comme des copeaux de bois, de l’écorce, des feuilles mortes, des coquilles d’œufs, essuie-tout, textiles naturels (lin, coton..).

Evidemment, ne mettez rien de traité avec des produits chimiques ou des produits d’entretien qui risquent de tuer vos décomposeurs.

Questions et préjugés :

L’installation va me coûter cher !

C’est comme tout, on peut acheter neuf, d’occasion ou le fabriquer…

Pour vous donner un ordre d’idée, un lombricomposteur coûte entre 50 et 80€ (voir exemples chez Nature&Decouvertes ou ici). Le composteur Bokashi Organico possède notamment un activateur.

Si le kit de démarrage n’en comporte pas, il faut acheter des vers. Comptez 25€ ou la possibilité de s’en faire donner via des sites de partage.

Pour un composteur simple et selon les matériaux (plastique ou bois), vous en trouverez à partir d’une 30aine d’euros et jusqu’à 200€ selon le volume souhaité aussi.

Il est aussi possible de les fabriquer : internet regorge de tutos à essayer pour les bricoleurs à base de palettes, tonneaux (évitent les rongeurs), bacs en plastique…

Côté coût, renseignez-vous auprès de votre mairie car de nombreuses communes s’impliquent dans la gestion des déchets en fournissant des composteurs ou en donnant des aides financières.

Vous pouvez aussi trouver des composteurs collectifs ou en créer un avec les habitants de votre résidence ou quartier.

Composter dans mon jardin va attirer des rongeurs…

Oui, en toute honnêteté, un composteur est un vrai garde-manger et il y fait chaud. Alors, même en ville, composter peut attirer des petites bêtes : petits rongeurs, orvets et autres hérissons.

Si vous craignez que ces animaux ne s’invitent chez vous, voici quelques idées :

  • Placez le composteur loin au fond du jardin
  • Adoptez un chat. Sérieusement, il aidera à faire régner un certain équilibre.
  • Grillager le composteur sur tous ses côtés afin de bloquer l’accès aux rongeurs.

Le compost ça va sentir mauvais… Mes voisins vont me détester !

Si on laisse le compost livré à lui-même, il va fermenter et sentir mauvais. Mais cela s’évite en équilibrant les déchets (2/3 – 1/3, voir ci-dessus) et en l’aérant régulièrement.

Des vers de terre dans ma cuisine ?

Pas de panique, les lombrics ne vont pas s’enfuir de leur maison. Et ça ne sentira pas mauvais du tout. Il se dégagera une petite odeur de forêt à l’ouverture du couvercle. C’est tout.

Alors, convaincu de l’utiliser de composter, même en ville ? Quel composteur allez-vous installer ?

Article rédigé par Isabelle du blog Un Pas Pour La Planète, le blog qui vous aide à réduire vos déchets au quotidien et à contribuer à la protection de l’environnement.

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